Parler de sa peinture est toujours un exercice délicat pour
un peintre. Si cela devient nécessaire, c’est que
l’œuvre ne parle pas
d’elle-même, qu’elle n’est pas
explicite. Tout discours devient dès lors inutile.
Je préfère donc évoquer ma
démarche picturale qui consiste à proposer les
éléments d’une histoire, le plus
souvent imaginaire, en m’efforçant de laisser la
porte ouverte pour que chacun puisse, à sa convenance, y
greffer sa propre histoire.
Le thème est maritime, je côtoie ce monde depuis
l’enfance et j’accepte le qualificatif de
« nostalgique » : La vie
et le monde maritimes d’aujourd’hui ne me font plus
rêver. Mais la nostalgie n’est pas ma
préoccupation principale qui reste avant tout
l’élaboration d’une image.
La facture est classique mais, par la composition et
l’expression graphique, je m’efforce d’en
donner une lecture actuelle.
J’utilise un support papier qui convient à mon
mode d’expression et est bien adapté aux sujets
que je traite. Sur ce support, je travaille avec des moyens
simples : aquarelle, gouache et crayons. Simplicité
de moyens ne veut pas dire pauvreté de moyens. Je
considère qu’une idée
réalisée avec des moyens simples doit
s’exprimer avec plus de force.
Les extraits de poèmes qui jalonnent souvent le cheminement
des expositions soulignent l’importance que
j’attache à la littérature en
général et à la poésie en
particulier.