« Je pense, plus que je ne le faisais encore l’année
dernière, en voyant à chaque instant ces
scènes de mer, ces navires, ces hommes si
intéressants, qu’on n’a pas
tiré de tout cela l’intérêt
que cela comporte. Le vaisseau lui-même ne joue pas un assez
grand rôle chez les faiseurs de marine ;
j’en voudrais faire le héros de la
scène ; je les adore ; ils me donnent des
idées de force, de grâce, de
pittoresque ; plus ils sont en désordre, plus je
les trouve beaux.
….
Les peintres de marine ne représentent pas bien la mer en
général. On peut leur appliquer le même
reproche qu’aux peintres de paysages. Ils veulent montrer
trop de science, ils font des portraits de vagues, comme les
paysagistes font des portraits d’arbres, de terrains, de
montagnes, etc... Ils ne s’occupent pas assez de
l’effet pour l’imagination, que la
multiplicité de détails trop
circonstanciés, même quand ils sont vrais,
détourne du spectacle principal qu’ est
l’immensité ou la profondeur dont un certain art
peut donner l’idée. »